mercredi 5 septembre 2007

Lettre à la famille de Caritat de Peruzzis



Chers parents,

Comme vous l’avez probablement appris, j’ai été contacté par la famille Barnouin, propriétaire du site du Château de Condorcet dont il ne reste qu’une ruine désaffectée sur un éperon rocheux dominant l’ancien village détruit et le nouveau village.

J’ai été reçu fort aimablement à déjeuner à Puymeras chez Marc de Patoul dont l’épouse est une cousine, en présence de Mr et Mme Yves Barnouin.


De quoi s’agit il ?


Le village de Condorcet est situé à 6 km à l’Est de la ville de Nyons.
Les ruines du château s’étendent sur +/- 20 ares. Son affectation urbanistique fige apparemment les lieux en l’état et autorise seulement des aménagements de type balisages pour promenades pédestres. Certains passages sont escarpés et imposent même une certaine vigilance.
L’ancien village qui le jouxte est également totalement détruit et ne fait pas l’objet de la démarche.
Ces autres ruines contiguës appartiennent à une cinquantaine de propriétaires.
Monsieur Barnouin, natif de Condorcet, désire perpétuer le souvenir d’un lieu tout particulièrement attaché aux grandes notions de l’Histoire de France, de la démocratie et du respect humain.
C’est un lieu chargé de mémoire, berceau d’une démarche humaniste et devenu lui même la victime des débordements anarchiques de l’homme.
Vous trouverez ci-joint quelques informations complémentaires afin de vous éclairer sur l’état général des lieux et de son caractère particulier.


Quel avenir ?


Que peut devenir un tel site, dans un état telle destruction qu il est inenvisageable de lui restituer une quelconque réalité architecturale ?
Voilà la question posée par Mr Barnouin qui sollicite la famille Caritat en proposant de lui léguer les lieux, considérant fort aimablement qu’elle serait bien placée pour être le garant du passé.
La famille, contactée en priorité, n’est certes pas la seule a pouvoir remplir une mission qui tient davantage de la responsabilité collective d’une région que de la propriété individuelle.
La région de la Drôme, la Commune de Condorcet, les cercles historiques, voire les amateurs de la faune et de la flore peuvent, tout aussi remplir cette fonction de conservation, avec probablement des moyens plus adaptés que ceux d’une famille.


Don ou « cession »

Cette éventuelle « cession » à titre symbolique suppose donc davantage de devoir et charges que de droits. Perpétuer une mémoire suppose une accessibilité des lieux au public avec l’entretien du site, le balisage, les assurances, la responsabilité et les charges y afférant. Il n’y a aucun parti à tirer de cet endroit au demeurant pourvu d’une vue exceptionnelle sur 360°.


Marque d’intérêt

Je sollicite donc de votre part qui faites partie de la famille étendue aux cousinages éloignés, vos avis nous permettant de donner une réponse à Mr Barnouin.
Plusieurs voies peuvent être envisagées, depuis le non intérêt pour un lieu collectif qui devrait être géré par une administration locale, en passant par un contact avec les gestionnaires de la maison natale de Condorcet à Ribemont; jusqu'à l’éventuelle création d’une asbl spécifique en charge de ce souvenir.


Suites à donner :

J’ai convenu avec Mr Barnouin de lui faire rapport sur le sujet d’ici fin octobre 2007, cela nous donne deux mois de réflexions et de consultations.


Merci de votre participation


Brieuc de Caritat de Peruzzis

1 commentaire:

geoffroy a dit…

cher Brieuc
Je suis assez d'accord avec cette idée, ainsi qu'avec celle de confier l'orchestration à Cédric. Cela dit il conviendrait peut être de contacter les autorités compétentes françaises responsables des sites historiques + celles de l'impôt foncier, etc afin d'établir une estimation des coûts d'une telle entreprise.
Je soutiens et suivrai ce projet avec grand intérêt.
Bisous à tous
Geoffroy